Yam’Tcha * (Adeline Grattard) Paris 1 – Archive

Ce restaurant a fermé ses portes, puis réouvert ses portes en 2015 dans la rue Saint-Honoré. Lire notre nouvelle chronique ici.

Catégorie :  Gastronomique/World.
Avis : Exceptionnel.
Prix : Elevé.

Yam’Tcha kesako ? Cette expression difficile à traduire désigne en cantonais une coutume de déguster des petits plats vapeur en buvant du thé.

IMG_2833C’est précisément ce que propose ce restaurant avec deux menus uniques à 60 et 100 €. Le premier n’est présenté qu’au déjeuner. Chaque assiette peut être accompagnée d’une tasse de thé (+ 20 €), d’une tasse de thé ou d’un verre de vin selon le plat (+ 25 €) ou enfin plus classiquement d’un verre de vin (+ 30 €).

Ces deux menus reprennent la forme japonaise de l’omakasse : les plats sont présentés à mesure qu’ils sont servis. Le jour de mon déjeuner, cela donnait à peu près ceci :

Nem de légumeIMG_2832

Nouilles de patate douce, palourde et concombre mexicain, shisoIMG_2835

Soupe de cresson, oursins, citron caviar, feuille d’huîtreIMG_2836

Saint Jacques, noisettes du Piémont, olives chinoises, brioche à la vapeurIMG_2838

Pigeon de Sologne et aubergine sautée à la chihuanaiseIMG_2841

Glace vanille, sauce au sésame noir, crème de marron, confiture de Yuzu (chaud froid)IMG_2843

Cette cuisine, on la doit à Adeline Grattard, dont on peut rapidement résumer le parcours professionnel en mentionnant l’école Ferrandi, Bo Innovation à Hong-Kong, Yannick Alléno, l’Astrance de Pascal Barbot. Les vins et thés sont proposés et servis par Chi Wah Chan, qui est aussi le mari de la chef.

Avec un ticket d’entrée à 60 €, l’addition affiche un niveau de prix élevé au déjeuner. En même temps, la salle est petite (20 couverts), le restaurant toujours plein, donc pourquoi faire moins cher ? Ceci étant précisé, on ne peut pas ne pas tomber sous le charme d’une cuisine si délicieusement atypique et aventureuse, originale et érudite dans certains de ses choix de produits, inspirée et délicate dans son exécution, sans être faussement expérimentale.IMG_2844

La réservation est indispensable, mais attention car c’est évidemment un peu compliqué, ça ne serait pas drôle sinon ! En gros, il faut téléphoner le premier vendredi du mois précédent celui pour lequel vous souhaitez réserver. Soit par exemple, et si j’ai moi-même tout bien compris : pour le mois d’octobre, on pourra appeler à partir du 7 septembre. Ne critiquons pas trop malgré tout car ce système permet sans doute de ne pas tomber dans les délires du Comptoir du Relais d’Yves Camdeborde pour ne citer que celui-ci.

À noter enfin, une kitchen table pour deux convives qui permet d’avoir une vue plongeante sur l’activité de la petite cuisine ouverte. Je me suis retrouvé par hasard à cette table et l’expérience s’est révélée très divertissante. La chef est très sympa, ce qui ne gâte rien non plus… Par ailleurs, la salle a été relookée il y a quelques mois.

Pas de voiturier. Parkings à proximité.

En résumé :

Le(s) plus : Une cuisine métissée innovante et délicate. Des produits souvent surprenants.
Le(s) moins : Des prix un peu élevés au déjeuner. Une réservation compliquée.

Conclusion : Une adresse radicalement originale à ne pas manquer.IMG_2831

Yam’Tcha
4, rue Sauval
75 001 Paris
Fermé dimanche, lundi et mardi midi.
Téléphone : 01 40 26 08 07.
www.yamtcha.com

Voir aussi ma promenade parmi les restaurants parisiens proposant des menus uniques.

4 réflexions au sujet de « Yam’Tcha * (Adeline Grattard) Paris 1 – Archive »

  1. Merci pour l’article ! Ta visite est récente ? J’y vais jeudi soir. Je ne suis pas contre retrouver quelques uns des plats que tu as eu 😉
    Bien d’accord sur la réservation. Effectivement ce n’est pas facile d’avoir une place mais au moins le fonctionnement est clair et transparent.Ce n’est pas le cas partout…
    Pour info, « Yam T’cha » signifie bien littéralement « Boire le Thé » en cantonais mais effectivement ça désigne bien de une collation de vapeurs accompagnée de thé.
    Bonne journée !

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