Senderens ** (Alain Senderens & Jérome Banctel) Paris 8 – Archive

Vue-exterieure-du-restaurant-SenderensLe restaurant Senderens a été vendu au groupe Potel & Chabot en novembre 2013. Il a repris son nom d’origine Lucas Carton. Jérôme Banctel a est parti  à cette occasion.

Catégorie: Gastronomique.
Avis: Moyen.
Prix: Assez Elevé.

Lucas Carton, époque Alain Senderens, était un lieu d’excellence et d’exception gastronomique. Mais le Chef en a eu assez des contraintes économiques d’un établisssement trois étoiles, il voulait un lieu plus accessible aussi. Donc, adieu Lucas bienvenue Senderens en 2006 avec un positionnement «une étoile» au Michelin, moins de décorum, de personnel et de produits nobles dans les assiettes.

Alain Senderens expliquait à l’époque que l’on pouvait changer des ingrédients, avoir des plats moins chers et ne rien sacrifier à l’excellence de la cuisine et du goût.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

La table Senderens ne me passionne guère. Je ne suis pas sûr qu’elle passionne plus la clientèle d’ailleurs, les réservations en dernière minute ne posant aucun problème.

La carte ronronne doucettement depuis l’ouverture, n’ayant subi que des retouches à la marge, ce qui n’est pas bon signe.

Une assiette de légumes Archimboldo (29 €) : en fait une assiette végétarienne croquante, joliment dressée, trop huilée mais relevée de façon à lui donner ce je-ne-sais-quoi qui la place un peu au-dessus d’une simple assiette de légumes croquants.

Autre entrée : un carpaccio de Saint-Jacques à l’huile épicée (32 €) et un arrière-goût sucré inhabituel et surprenant pour ce plat, bien préparé, frais et gourmand.

Dans les plats, l’inévitable raviole ouverte de homard, ici à la vanille accompagnée de pousses d’épinards, se perd dans un espuma aromatisé au champagne. Les quelques pousses qui l’accompagnent se sont transformées en une vulgaire salade qui achève sans pitié cette pauvre assiette qui n’en demandait sans doute pas tant.

La brandade de morue à la truffe proposée est bonne, équilibrée et subtile dans les goûts présents.

En dessert, le Saint-Honoré aux fraises des bois de Malaga ne peut pas décevoir.

Cette table a gagné une seconde étoile cette année, et cela semble difficile à croire. La cuisine s’avère de belle tenue, globalement efficace mais les assiettes sont inégales et le tout manque de renouvellement.

La clientèle est composée de parisiens et de touristes.

Le cadre, signé Noé Duchaufour-Lawrance, est une belle réussite. Ce jeune designer a habilement modernisé les lieux (tables en corian, panneaux de verre gravés au laser…) en gardant l’esprit Art-Déco d’origine. Les boiseries signées Majorelle sont toujours visibles et mises en valeur.

En résumé:

Le(s) plus: Les propositions d’association des assiettes avec des verres de vin.
Le(s) moins: Une cuisine pas très excitante.

Conclusion: Je trouverai peut-être cette cuisine magnifique avec un autre Chef. Mais elle se place tellement en deça des qualités exceptionnelles de Senderens…

lucas cartonAlain Senderens
9, place de la Madeleine
75 008 Paris
Tél.: + 33 1 42 65 22 90
Ouvert tous les jours de 12h à 14h45 et de 19h30 à 23h.
Fermeture trois semaines en Août.
www.senderens.fr

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