Lily Wang (Jean-Louis Costes) Paris 7

« Nous n’avons jamais prétendu faire de la restauration, mais du snack-bar de luxe. »
Jean-Louis Costes (Le Livre noir de la gastronomie française, Aymeric Mantoux / Emmanuel Rubin, J’ai Lu, 2012, p.117).

Catégori e: World ?
Avis : Au Secours !
Prix : Elevé.

Comment définir le restaurant Lily Wang, ouvert en 2011 par Jean-Louis Costes et Régis Finot ? Néo-chinois ? Asiatique ? Fusion ? Quelle importance au fond tant la réussite des Costes se base sur une expérience globale du client consommateur plus que sur une réelle proposition gastronomique. Ce qui ne nous empêche pas de jeter un coup d’œil sur la cuisine et les assiettes ! Après tout…

IMG_1897Si la carte semble au premier coup d’œil se parer des couleurs de l’Orient avec des rouleaux de printemps bœuf, menthe et basilic, un Shanghai jian jiao, un porc mijoté caramel coco ou un poulet grillé piment citronnelle et curry, entre autres, nous sommes bien vite ramenés à l’arrivée des assiettes sur le terrain très balisé des Costes et l’Asie ne semble plus qu’un vague prétexte ou un lointain souvenir de voyage.IMG_1900

Les puristes hurleront sans doute après la première bouchée d’un crispy duck qui n’a de crispy que le nom, d’un riz parfumé sans grande saveur ou d’un carpaccio de bœuf piquant mais assaisonné vraiment sans finesse et recouvert de citronnelle et d’une curieuse poudre de riz.

Côté desserts, rien que du connu là encore, avec un fondant au chocolat ou un basique mystère composé certes de glaces réalisées par Martine Lambert, mais hyper sucré et accompagné d’une sauce qui avait tournée le jour de mon déjeuner. Le plat a été retiré de l’addition sans sourciller par notre charmante serveuse. Où sont passées les propositions estampillées Thoumieux qui rehaussent si joliment les cartes d’autres établissements du groupe?IMG_1903

D’une manière générale, la cuisine est peu soignée, et globalement rabâchée, à l’image de ce Tigre qui pleure, pilier décidément inusable des diverses cartes du groupe.

Une chose reste immuable : l’addition, salée, et bien loin des standards d’un snack-bar, fût-il de luxe. Il vous faudra en effet compter en moyenne un joli 50 € par convive, au minimun.IMG_1899

Le cadre, à peine exotique et orientalisant, est signé ici encore par Jacques Garcia, que l’on a certes connu plus inspiré au Café de l’Esplanade ou à l’Hôtel Costes.

Le casting en salle est choisi avec soin, mais le service suit son cours sans trop se presser, et il vous faudra à l’occasion relancer.

La réservation n’est pas nécessaire. Voiturier.IMG_1902

En Résumé :

Le(s) plus : L’expérience n’est jamais complètement ratée chez les Costes.
Le(s) moins : Un restaurant qui n’a d’asiatique que le nom.

Conclusion : Une cuisine à la tendance néo-asiatique plus appuyée que dans d’autres établissements du même groupe, à l’intention des habitants du très chic 7e arrondissement un peu trop paresseux pour dépasser les limites de leur quartier.IMG_1896

Lily Wang
40, avenue Duquesne
75 007 Paris
Ouvert 7j/7.
Tél. : 01 53 86 09 09

Voir aussi mes chroniques sur les établissements Costes suivants : La Société, Café Beaubourg, Germain et Thoumieux.

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