Akrame * (Akrame Benallal) Paris 16 – archive

IMG_0935_FotorCatégorie : Gastronomique.
Avis : Très Bien.
Prix : Raisonnable.
Statut : Déjeuner Anonyme.

Certains chefs font une cuisine inspirée, gastronomique, que l’on peut facilement inscrire dans l’air du temps, avec ses tics, ses produits du moment et ses trends.

IMG_0930_FotorD’autres, nettement moins nombreux, s’inscrivent dans un parcours et un style plus personnel. Akrame Benallal, dont le restaurant éponyme a décroché une première étoile en 2012,  puis une seconde en 2014, avant de se voir rétrogradé à une étoile en 2016, s’inscrit dans cette catégorie.

Comment le définir ? D’une façon rapide, et sans doute un peu simpliste, comme un chef au profil singulier dans un secteur où les parcours socioculturels sont globalement très homogènes.IMG_0931_Fotor

Un pro de la communication au discours bien rôdé ? Aussi, puisque d’articles en critiques, il utilise peu ou prou toujours les mêmes éléments de langage.

Comme un cuisinier contemporain enfin, audacieux parfois dans les associations qu’il propose, qui sait parfaitement mettre les produits du terroir en valeur, avec soin mais sans ostentation. Précis dans ses dressages, quoique sans préciosité.

Voyageur ambitieux enfin, moins présent dans sa cuisine du 16e arrondissement ces derniers temps, souvent en déplacement pour promouvoir sa nouvelle enseigne Atelier Vivanda. Et ce sont précisément ces absence qui lui auront couté sa seconde étoile en 2016.IMG_0932_Fotor

Quelques assiettes : un sandre sur des haricots verts « ramassés à la main » accompagné d’une purée de poire, un quasi de veau « cuit au charbon » et son crémeux de cèpes et un cabillaud accompagné d’un consommé de légumes racines et d’une brunoise pour les plats, et un dessert composé de concombre, fromage blanc, meringue et chocolat.

Akrame Benallal cuisine avec sa brigade en freestyle dans un espace complètement ouvert et finalise chaque assiette avant son envoi en salle.IMG_0926_Fotor

La salle justement. Elle est petite (vingt-six couverts), mise en scène par l’agence DMI, elle affiche une atmosphère et des couleurs bourgeoises, tout juste encanaillée par quelques photographies arty.

Le service est professionnel et sympathique. Il n’y a pas d’attente.

L’absence de voiturier pose problème dans une rue qui n’offre aucune facilité de stationnement, et sans parking public à proximité.IMG_0928_Fotor

Trois menu en mode omakasse : trois plats à 40 €, quatre plats à 75 € et six plats à 95 €.

En résumé:

Le(s) plus: Une cuisine singulière, originale.
Le(s) moins: L’absence de voiturier. Quelques facilités de cuisinier sur les desserts.

Conclusion: Akrame, c’est une des tables du moment, qui bouge et qui, avec quelques autres, fait passer un petit vent de liberté tout à fait salutaire sur la gastronomie parisienne. 

Akrame
19, rue Lauriston
75 016 Paris
Téléphone : 01 40 67 11 67
www.akrame.com
contact@akrame.comIMG_0935_Fotor

Voir aussi ma promenade parmi les restaurants parisiens proposant des menus uniques.

2 réflexions au sujet de « Akrame * (Akrame Benallal) Paris 16 – archive »

  1. Souvenirs exceptionnels au Konfidentiel, réitérés par la suite dans son restaurant éponyme avant l’obtention de ses étoiles. Petite déception dernièrement : une créativité moins surprenante, plus ‘normalisée’, avec des assiettes plus lisibles qui semblent être préparées plus rapidement. Tout reste subjectif évidemment.

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