Le palmarès du Guide Fooding 2015

IMG_0401_FotorLe Guide Fooding 2015 sort le 13 novembre prochain.

Sans en dévoiler tout le contenu, dont nous vous laissons la surprise, voici les principaux gagnants du palmarès de cette nouvelle édition :

Meilleures tables ex-aequo 2015 : Porte 12 (Paris 10) et Miles (Bordeaux).

Meilleurs bistrots ex-aequo 2015 : Café Sillon (Lyon), Clown Bar (Paris 11), Servan (Paris 11) et Saint Europe (Clermont-Ferrant).

Fooding d’Amour ex-aequo 2015 : Les Deserteurs (Paris 11) et Percherons (Céret).

Prix “Adidas” Street food 2015 : Bob’s Bake Shop (Paris 18).

Meilleure table d’hôte 2015 : Villa Marie-Jeanne (Marseille).

Meilleur Bar à Délices 2015 : Mandoobar (Paris 8).

Meilleur Oenaute 2015 : Le Canon (Nice).

Meilleur Gastronaute 2015 : David Toutain (Paris 7).

Fooding d’honneur 2015 : David Lanher (Paris et New-York).

Vous ne connaissez peut-être pas David Lanher. Il a pourtant récemment eu les honneurs d’un portrait en pleine page de M, le magazine du week-end du quotidien Le Monde. Il n’est pas cuisinier, mais plutôt concepteur de restaurants, avec à son actif Racine et Racine 2, Paradis, Vivant Table, La Crèmerie et tout récemment le Caffè Stern à Paris, dont nous parlerons prochainement. Il a surtout l’intelligence d’être extrêmement bien entouré.

Pour le reste, et vous l’aurez compris, rien de nouveau sous le soleil. Pour intégrer ce palmarès, il vaut mieux être jeune (moins de 30 ans), barbu, proposer une cuisine créative, être d’origine japonaise ou asiatique, sinon avoir fait pris une année sabbatique pour faire un tour du monde, de préférence en mode backpacker.

À défaut, on peut toujours s’inscrire dans une bistronomie de terroir, le tout pour moins d’une trentaine d’euros par repas. Sont exclues de facto la plupart des adresses étoilées. Etre en relation directe avec les producteurs, ou privilégier les circuits courts est un plus.

Je caricature bien-sûr. Mais le créneau, étroit, de ce guide, qu’attendent d’ailleurs les lecteurs, laisse sur le bas côté de belles adresses, pour ne plus promouvoir qu’une cuisine dont un des paradoxes, et non des moindres, est de se révéler tout à la fois créative et stéréotypée, originale et complètement passe-partout. Dommage, car à ne plus sortir des sentiers (re)battus, le Fooding prend le risque de lasser.

La galaxie “Passard” est représentée par le Clown Bar et Servan. Le guide propose par ailleurs une longue interview du chef triplement étoilé.

Porte 12, c’est le buzz du moment : il s’agit de la première adresse en Europe de André Chiang, chef d’origine chinoise extrêmement connu à Singapour.

Enfin, Le Canon, adresse bistronomique niçoise de qualité, fait une belle entrée, après un article tout à fait inhabituel du New-York Times à son sujet, qui a beaucoup fait parler de lui sur la Côte d’Azur, et qui nous informe tout autant sur le lieu de villégiature estival du journaliste que sur cette adresse, sympathique au demeurant, mais qui n’en demandait sans doute pas tant.

7 réflexions au sujet de « Le palmarès du Guide Fooding 2015 »

    • Cher Louis,
      Vous me posez là une question difficile. Je reviens vers vous d’ici un ou deux jours avec quelques noms. Ceci étant précisé, et n’étant pas, contrairement à un guide, soumis à un impératif de renouvellement et de nouveauté, condition d’un acte d’achat renouvelé chaque année par le lecteur potentiel, je piocherai sans doute dans quelques adresses plus anciennes…

      • Après quelques jours de réflexion, voici, non pas mon palmarès, mais la liste de quelques établissements qui m’ont marqué ces douze derniers mois :
        6, Paul Bert, constant dans la qualité et l’originalité avec un menu qui change chaque jour pour un excellent rapport qualité-prix, sous la direction en cuisine de Louis-Philippe Riel.
        UMA, nouvelle adresse dans le 1er arrondissement à Paris, un peut rapidement annoncé comme le représentant d’une cuisine nippo-péruvienne, ce qu’il n’est pas vraiment. Disons que cet établissement occupe un créneau « fusion » finalement pas si fréquente à Paris.
        Les Déserteurs, no comment : du talent, de l’originalité et du savoir-faire, le tout pour un excellent rapport qualité-prix.
        La Grenouillère et Piège : deux chefs de grands talent dans deux registres différents.
        En Angleterre : Le Ledbury et The Cove Club
        En Allemagne : Victor’s Gourmet Restaurant, dont la chronique sera mise en ligne lundi prochain.

  1. « Racine et Racine 2, Paradis, Vivant Table, La Crèmerie et tout récemment le Caffè Stern » J’ai l’impression que c’est de moins en moins convaincant ses adresses à lui. Paradis : Bof, Caffé Stern ne me dit rien du tout …

  2. Bonjour Vincent,

    Je partage votre avis. Je trouve que les adresses adoubées du Fooding sont bien loin de toutes mériter qu’on s’y déplace. Plus le temps passe, plus je trouve qu’ils prennent davantage attention à la « branchitude » du lieu/chef qu’à ce qu’on a dans l’assiette réellement.

    Bref, on reproche au Michelin d’être « pompeux » (et encore, je trouve que cela change depuis ces dernières années) mais on peut tout autant reprocher au Fooding d’être sur-hipsterisé…

    • Bonjour Foodinvestigatrice,

      J’adore cette expression « sur-hipsterisé »…. On pourrait même dire ueber-hipsterisée…. A faire passer dans le langage commun !

      Vincent

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


9 − = trois